Kleio, la Muse qui muse, musarde, s'amuse...
- Kleio se rencontre, quelque part sous la voute étoilée du ciel
- Je suis une muse délirante et "délireuse", passionnée d'écritures et de lectures. J'aime la vie, la lumière et le bonheur !
6 août 2010
J'en appelle à toutes les mères
Les neuf premiers jours d'Août, les Romaines célébraient Cérès...
On ne sait pas vraiment comment car les hommes n'étaient pas admis lors de ces cérémonies et les femmes ont bien su garder le secret.
Peut être profitaient elles de ces moments de rencontre et d'échanges pour partager leur sagesse, se consoler ou encore... piquer des fous rires !
Elles devaient sans doute se rapeller de la quête désepérée de Cérès pour retrouver sa fille enlevée par le Dieu des Enfers, le sombre Hadès. Elles évoquaient son chagrin et son désespoir devant le refus du Dieu de rendre son épouse Proserpine. Elle se racontait sa joie lors des six mois de son retour, retour obtenu de haute lutte et les largesses et bienfaits dont la Déesse, toute à son bonheur retrouvée comble alors le genre humain.
Moments rares de paix où raconter une histoire permet de raconter sa vie, ses peines et ses joies car Cérès c'est notre mère, notre amie, notre double divin.. Celui qui attend, qui cherche, qui souffre , qui supplie et qui au bout du compte détient le pouvoir suprême car donne la vie...est source de toute vie...
Kairé mes soeurs !
28 juillet 2010
Ma cabane au bord du lac...
Je sais, je sais... Neptune n'est pas le Dieu de predilection de la Muse !
C'est un dieu sombre, belliqueux et tout à fait masculin.
Cependant le 23 Juillet on célébrait sur les bords du Tibre une fête fort intéressante en l'honneur du frère de Jupiter : les Neptunalia
Ce Neptune là pour les Romains n'était pas exactement le Poséidon grec puisqu'il protégeait les eaux courantes, il est vrai que par cette chaleur l'eau vive est une denrée précieuse, vitale même !
Ce Dieu avait élu domicile dans le ruisseau qui traversait la vallée du Cirque Maxime puis en 206 on lui consacra un autel au Cirque Flaminius.
Le 23 Juillet, on construisait donc des cabanes de feuillages pour accomplir le rituel à l'abri du soleil.
Le 23 Juillet, on se souvenait également de la fameuse histoire du lac Albain.
Les Romains étaient en guerre contre les étrusques... mon meilleur ennemi.... ils avaient mis le siège devant la ville de Véiés. Ville magnifique, riches en temples, en murailles et.... en eau. En effet, le système d'irrigation de la ville lui permettait de subir un siège interminable et les Romains sous la conduite de Camille désespéraient d'en venir à bout.
On fit donc venir les oracles afin de touver le moyen d'assoiffer les combattants et de réduire cette ville orgueilleuse... Ils prédirent la chute de la ville lorsque le lac Albain serait.... à sec. Autant dire quand les poulets sacrés auraient des dents !
Mais les Romains sont des gens pragmatiques, ils décidèrent de donner un coup de pouce au destin et asséchèrent le lac au moyen de canaux, enfin plus exactement ils le déversèrent dans la campagne alentour. puis, grâce à un traître, il en faut toujours un dans ces affaires, ils pénétrèrent dans les galeries d'irrigation de la ville.
On prit alors la ville dans un massacre horrible, les habitants furent réduits en esclavage et la puissante Véiés ne fut plus que ruines et cendres.
Pour plus de précisions sur les guerres étrusques relisez votre Tite Live, c'est un merveilleux conteur...
Récit de Tite Live de la prise de Véiès:
« Le dictateur (Camille) prit les auspices, sortit de sa tente, ordonna aux soldats de s'armer et s'écria : « Apollon pythien, sous ton commandement, obéissant à ta divine volonté, je pars détruire Véiès et je te consacre la dixième partie du butin. Junon reine qui aujourd'hui habite Véies, accompagne nous, je t'en supplie, suis les vainqueurs dans notre ville qui sera bientôt la tienne et où tu seras reçue dans un temple digne de ta grandeur.»
Après cette prière il attaqua la ville de plusieurs côtés à la fois afin que l'ennemi ne s'aperçoive pas que le danger venait de la galerie souterraine. Les Véiens ignoraient que leurs devins et des oracles étrangers avaient déjà tournés leurs Dieux tutélaires vers les temples de leurs ennemis et vers de nouvelles demeures ; ils ne savaient pas qu'ils vivaient leur dernier jour....
Il ne fallut qu'un instant pour précipiter les soldats du haut des murs et ouvrir les portes : les uns entrèrent en rang les autres escaladèrent les murs désertés ; le ville était remplie d'ennemis. Puis après un long massacre, la bataille se ralentit.
Le dictateur ordonna par la voix du héraut qu'on laisse la vie à ceux qui étaient sans armes. Ce fut la fin de la tuerie.
Abandonnant leurs armes, les combattants se rendirent et les soldats avec la permission du dictateur, se dispersèrent pour piller. On exposa le butin à la vue du dictateur ; son importance et sa richesse dépassaient ses espoirs et se rêves les plus fous...
Le lendemain le dictateur vendit aux enchères les hommes libres.... Le transfert de Junon à Rome fut confié à de jeunes soldats... on prétend qu'elle aurait répondu oui d'un signe de la tête... bien étayée, elle se laissa enlever sans effort ; légère et facile à transporter, elle semblait venir d'elle-même et arriva intacte sur l'Aventin : c'est là qu'elle devait demeurer éternellement....
Voilà comment tomba Véies, la ville la plus riche d'Etrurie. »
22 juillet 2010
Le point d'orgue de ta nuit
Une rêverie poétique... née ce matin
A l'heure où l'aurore trace son sillage lumineux, dans la fraîcheur immobile du jour naissant,
j'aime à me lover contre ton corps,
baiser ta peau encore tiéde de sommeil
attraper la queue de tes rêves pour tendrement la caresser.
Mon visage dans le creux de de ton cou, je t'enlace pour mieux bercer ton réveil,
le soleil impatient joue au travers des feuillages
ta peau est lisse, pailletée des secrets de ta nuit.
Chuchotis, rires, soupirs répondent à mes caresses,
échos de la conversation des coeurs et silences des âmes
A l'heure où l'aurore trace son sillage lumineux, dans la fraîcheur immobile du jour naissant,
j'aime à me lover contre ton corps
et écrire le point d'orgue de ta nuit.
Gourmandise sacrée
Sur nombre de bas reliefs, on remarque un gâteau qui a la forme d'une couronne composée de boules serrées...
Quel ne fut pas le bonheur pour la gourmande que je suis de découviri que notre cher Caton nous en donne la recette.
Le réaliser est le plus sûr moyen de franchir la porte du temps.
La Spaerita
Ingrédients : Un paquet de pâte Filo c'est la pâte utilisée par les Grecs pour faire les baklavas, ne prenez pas de la pâte à Brick elle est trop épaisse, on trouve très facilemetn ce produit dans les rayons de nos supermarchés, 200 grammes de ricotta ou de brousse de brebis, 50 grammes de miel excellent, liquide et très parfumé, huile d'olive pour enduire les feuilles
Séparez les feuilles de pâte Filo, coupez les en deux et enduisez les d'huile
Préparez la farce en émiettant la ricotta et la mélangeant au miel.
Remplissez chaque morceau de pâte, en façonnant une aumônière (petite bourse) que vous fermerez avant de la disposer en formant un cercle sur quelques feuilles de pâte bien huilées, serrez pour former une couronne.
Faites cuire à four moyen pendant vingt minutes, enduisez de miel avant de servir.
Comme toujours je vous recommande d'employer des produits très frais et de bonne qualité
Kairé
21 juillet 2010
Vagues de l'âme
Je sais j'ai l'âme mélancolique et ce n'est pas bien gai.
Le jeu de vivre est là mais le coeur est ailleurs...
J'avais perdu l'habitude de feindre, d'attendre, d'espérer.
L'insouciance m'a quittée, la légéreté s'est envolée..
Comme je me m'aime pas ainsi : à côté de la vie, juste à côté !
Vagues de l'âme de mon coeur vagabond
Déferlantes assourdissantes sur l'orle de ma solitude
Ressac d'étreintes rêvées
L'écho de tes baisers presque évanoui
Marée montante de mon désir échouée sur la grève solitaire
Errances océanes....
20 juillet 2010
La Muse Muse..
Attendant la fraîcheur du soir pour s'ébattre joyeusement, la Muse, bien au frais, au fond de son repaire, muse...
Elle déplore l'abscence et le silence du maître de son sourire... pas de traces, pas de marques... juste quelques bleus à l'âme, quelques morsures au bord du coeur.
Mais la muse est patiente !
L'écriture saura me sauver de trop de chagrin !
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