Il y a des rencontres qui enchantent l'âme...
Il y a en a une qui a délié ma plume !
Pour cet ami subtil et rare, si cher à mon coeur, maître de mon sourire... un cadeau poétique....
Notre amour se nourrit de baisers
Un baiser, un baiser doux comme la soie, mon amour...
Un baiser comme une lame de fond,
Un baiser note bleue sur le bord de mon âme...
Notre amour se nourrit de baisers.
Ton souffle rythme le silence harmonieux de nos corps enlacés.
Tes mains inventent de somptueuses arabesques.
Un baiser, encore un baiser mon amour...
Un baiser sur mon âme frémissante,
Un baiser sur mes joues empourprées
Et mon corps devient somptueux, offrande radieuse à la sourde passion de ton souffle.
Un baiser, encore un baiser mon amour...
Pour nous aimer sans retenue
pour parcourir les méandres de mon coeur lové dans le tien,
pour nous dévoiler sans fards et sans pudeur.
Un baiser, encore un baiser mon amour...
qui nous laisse ébahis, heureux, comblés.
Notre amour se nourrit de baisers.
Encore un baiser, mon amour....
Kleio, la Muse qui muse, musarde, s'amuse...
- Kleio se rencontre, quelque part sous la voute étoilée du ciel
- Je suis une muse délirante et "délireuse", passionnée d'écritures et de lectures. J'aime la vie, la lumière et le bonheur !
18 décembre 2009
17 décembre 2009
J'ai enfin appris comment résoudre ce problème techniquedu copier coller depuis un texte Word... merci.... l'aide de blogger...
Donc voici la suite de ce passionant roman policier.... l'histoire de la vie de la victime... quel sinistre personnage.. Toute ressemblance avec un personnage réel est purement fortuite..
- Je vais satisfaire ta curiosité mais tu comprendras que je ne le ferai qu’une fois car ma pudeur m’interdira de te le répéter. Ecoute bien comment l’homme que tu qualifiais d’honorable vivait dans son intérieur.
Lorsque j’avais neuf ans, ignorante du monde je quittai la demeure de mes parents pour celle de Vibius. Lui déjà âgé d’une trentaine d’années avait répudié sa femme pour me prendre. Malgré ses airs de bon père de famille, il n’attendit pas trois soirs pour faire de moi sa femme à tous les sens du terme.
Je pleurai beaucoup, voulus retourner chez ma mère mais il me l’interdit. J’essayais plusieurs fois de m’enfuir, avec la complicité d’esclaves qui chaque fois connaissaient un sort bien pire que le mien.
Comme, trop jeune, je n’arrivais pas lui donner malgré l’assiduité qu’il prenait, d’héritier, il se lassa et installa sa concubine à demeure. Une esclave sicilienne d’une grande beauté et d’une sécheresse de cœur encore plus grande. Elle était déjà mère de deux de ses enfants, des fils, aussi terribles que beaux, il pensait que la par la contagion de l’exemple j’allais devenir féconde.
Elle reçut pour mission de me surveiller et de m’instruire en galanterie. Mon sinistre époux trouvait ainsi qu’il était plus commode et moins couteux d’entretenir son bordel à domicile.
Le seul bien, de cette sordide période fut de me lier à Mara qui me prit en pitié, s’adoucit et se rallia à mon infortune. Trois années se passèrent ainsi, je ne sortais guère, sauf les fêtes où je paraissais étroitement surveillée et où je devais jouer, pour ma parenté, l’épouse admirable sous peine de recevoir des coups.
Enfin pour mes treize ans, lorsque mon sang coula pour la première fois.. Je finis par devenir mère. Je donnais la vie à ce Primus, le bien nommé, que tu as vu avec moi ce matin. Je manquai de laisser la vie et ne dus ma survie qu’aux bons soins de cette Mara dont je t’ai parlé. Les médecins assurèrent que je ne pouvais plus avoir d’enfants et Vibius me laissa enfin tranquille. Mara avait vieilli, elle ne lui plaisait plus, il la céda à un de ses amis de débauche, Simonide qui habite la grande villa au dessus des quais.
Il l’a affranchie depuis.. Comme quoi il n’est peut être pas si.. Enfin si insensible que cela. Tu peux aller la trouver, elle te fera un portrait choisi de notre époux comme il convient de l’appeler.
Et ses enfants ?… Il s’en souciait comme d’une guigne. Il en a fait des intendants de sa ferme de Pouzzoles et se moquait bien de leurs espoirs d’affranchissement, au grand désespoir de leur mère. Enfin les choses vont changer désormais.
- Tu comptes reprendre les affaires de la famille.
- N’est-ce pas ma place ? Avec l’aide de mon fils bien entendu, approche Primus. Nous causions avec Aennius de l’avenir sans ton père. Le jeune homme était venu se placer derrière sa mère. Elle posa sa main sur celle qu’il avait affectueusement placé sur son épaule.
- Je ne portais à mon père que le respect filial dû par les convenances surtout après ce….
- J’espère que tu es satisfait de mes réponses magistrat, maintenant si tu n’y vois pas d’inconvénient il nous reste à faire mon fils et moi pour organiser les funérailles.
- Tu comptes reprendre les affaires de la famille.
- N’est-ce pas ma place ? Avec l’aide de mon fils bien entendu, approche Primus. Nous causions avec Aennius de l’avenir sans ton père. Le jeune homme était venu se placer derrière sa mère. Elle posa sa main sur celle qu’il avait affectueusement placé sur son épaule.
- Je ne portais à mon père que le respect filial dû par les convenances surtout après ce….
- J’espère que tu es satisfait de mes réponses magistrat, maintenant si tu n’y vois pas d’inconvénient il nous reste à faire mon fils et moi pour organiser les funérailles.
Une façon ferme mais élégante de prendre congé avant que le fils ne parle, pensa Aennius mais il eut été malséant de demeurer. Pour l’instant, il en avait appris assez.
- Alors nous nous reverrons, il me faudra interroger ta maisonnée et j’aimerai discuter avec toi Primus. Tu me parais un jeune homme aux idées bien arrêtés et je suis sûr que tu pourras m’éclairer. A demain donc.
Aennius quitta la maison sans être raccompagné. Avant de partir il jeta un dernier coup d’œil au corps du maître de maison, seul étendu dans cet atrium bien obscur et noir… pas d’amis, pas de famille....
- Alors nous nous reverrons, il me faudra interroger ta maisonnée et j’aimerai discuter avec toi Primus. Tu me parais un jeune homme aux idées bien arrêtés et je suis sûr que tu pourras m’éclairer. A demain donc.
Aennius quitta la maison sans être raccompagné. Avant de partir il jeta un dernier coup d’œil au corps du maître de maison, seul étendu dans cet atrium bien obscur et noir… pas d’amis, pas de famille....
Mais même s’il était le monstre qu’on avait commencé à lui décrire, Aennius n’entendait pas que son assassin coule des jours tranquille. Il savait combien la justice n’était pas toujours l’incarnation de la justice humaine. Que souvent les assassins accomplissaient un devoir purificateur ou encore cherchait bien souvent seulement à sauver leur peau.
Cependant, il était poussé par le désir de connaître la vérité même s’il avait payé le prix fort pour cette curiosité, l’année dernière.
Il croyait avoir trouvé une certaine tranquillité dans cette ville de province, vie joyeuse loin des intrigues de la Cour, alimentée seulement des distrayants commérages de marché.
Il lisait, se promenait, il aurait pu laisser s’écouler le temps…
Pourtant sur le Forum tout à l’heure devant le cadavre de Vibius la tentation avait été trop forte. Il n’avait pas pu se taire.
Bonne lecture....
11 décembre 2009
Des problèmes techniques...
Je n'arrive plus à coller des extraits de mon roman sur les posts.. C'est fâcheux....
Je vais être obligé de ressaisir le texte... pour vous donner la suite !
Ce n'est pas très commode, les extraits seront plus courts à moins que quelqu'un ne sache m'expliquer comment résoudre ce problème technique...
- Excuse moi Aennius, je me reposai dans ma chambre, je ne t'attendais plus, Terentia venait du jardin. Merci d'être venu, elle lui prit les mains
Aennius remarqua combien elles étaient vigoureuses et larges. Tu es là depuis longtemps ? J'ai envoyé les serviteurs à la fabrique, là bas la secousse a fait des ravages. les jarres n'ont pas résisté, l'air embaume la liqueur. Elle soupira. Tu veux que je te laisse accomplir tes salutations ?
- Non, j'ai vu ce que je voulais voir, où pouvons nous aller pour discuter un peu ?
- Ah ! Je croyais.. Comme l'édile n'était pas avec toi, je croyais que c'était une visite de courtoisie. Il y avait tout à coup de l'acidité dans la voix de Terentia.
- Tu sais que dans cette ville j'ai rang de magistrat extraordinaire nommé par l'Empereur, sans avoir eu besoin des votes des Pompéiens. Je suis l'incarnation de sa volonté. Je n'ai pas besoin d'un édile ou de qui que ce soit pour menner une enquête. Me résister c'est résister au Prince
- Tu n'as pas besoin de prendre ainsi la mouche, Aennius, je sais qui tu es mais je ne pensais pas que notre deuil pouvait susciter l'interêt d'un personnage aussi important que toi
- Laisse moi juge de ce qui est intéressant pour l'autorité impériale. Néron ne souhaite encourager aucun désordre. Or le meurtre d'un honorable citoyen, meurtre dissimulé en mort naturelle est un désordre. je vois que tu plisses la bouche, tu n'es pas de mon avis, Terentia ?
- Je plisse la bouche parce que tu as employé le mot d'honrable à propos de mon époux .. Et je trouve ce terme peu approprié. De l'honneur Vibius n'en avait plus guère, du moins vis à vis de sa famille
- Que veux tu dire ?
- Tu as sûrement entendu parler de ses projets.. Mais puisque le récit des infortunes des autres semble te distraire. Je ne voudrai pas te priver, magistrat, de ce rare plaisir.
Aennius ne releva pas l'ironie grincante de cette dernière réplique
- Je vais satisfaire ta curiosité mais tu comprendras que je ne le ferai qu'une fois car ma pudeur m'interdira de le le répéter. Ecoute comment l'homme que tu qualifiais d'honorable vivait dans son intérieur...
La suite plus tard.. je vais me faire un bon thé et rêver à mes amours !...
10 décembre 2009
On va s'y remettre.. c'est fou comme l'écran qui défile ça berce....
Résumé...
Nous sommes à Pompéi en 62 après J.C. sous le règne de Néron. un odieux personnage a été tué et on a tenté de faire passer sa mort pour naturelle. Mais notre héros, Aennius, noble romain en exil aidé de la pétillante Lollia enquête. Pendant ce temps Octavie, la douce épouse de Néron se morfond dans une villa suburbaine tandis que son époux et sa maîtresse Poppée complotent sa perte.
Lollia avait déjà aidé Aennius dans d’autres affaires, elle était toujours prête pour de nouvelles aventures. L’intérêt que lui portait Aennius la flattait. Lui aussi fréquentait ou avait fréquenté comme son ami Tullia la Cour du prince, il avait vécu à Rome. Bref tout cela avait de quoi émoustiller une jeune personne avide de voir le monde.
- Si je le peux. Je le ferai volontiers.
Après un bref salut, ils se séparèrent.
La secousse avait plutôt épargné le quartier où vivait Lollia. Des murs fendillés, quelques colonnes ébranlées mais rien de notable. En passant devant la maison des Vibii elle entendit les gémissements des pleureuses.. Tiens cela n’a pas traîné pensa-t-elle.
Chez elle tout était calme. Les esclaves vaquaient.
- Regarde, maîtresse, les corniches de l’impluvium se sont effondrées et puis le nymphée dans la cour, il est tout fendillé. Sosisme le vieil intendant était venu à sa rencontre dès son arrivée.
- Et à la fabrique ?
- Rien ! Mais ce n’est pas comme nos voisins, les Vibius… le toit s’est effondré sur les jarres, toute la saison est par terre, fichue. Du nectar vieux de plusieurs années, si c’est pas malheureux.
- Qu’est-ce que tu sais des Vibius ?
- Ce que tout le monde raconte mais tu sais que cela ne m’intéresse guère. Vibius est riche, très riche, c’est un tyran.. Dernièrement il s’est mis en tête d’épouser une jeunette, une de la famille des Sosisbii mais je ne sais rien de plus. Pourquoi me demandes tu cela maîtresse ?
- Pour rien, pour rien Sosisme… Curiosité de voisinage. Je t’accompagne à la fabrique, il faut rassurer les hommes.
Comme il l’avait annoncé Aennius se présenta à la deuxième heure de l’après midi chez les Vibii. La demeure ne payait pas de mine de l’extérieur..
Une de ces vieilles demeures de style toscan, aux murs épais, presque aveugles, au crépis lézardé, recouvert d’inscriptions électorales et orné d’une large bande rouge vif. La haute porte aux bossettes de bronze était ouverte, pas de portier. Aennius se campa dans l’atrium. Au fond la paroi de bois qui séparait les deux espaces de la maison, le privé et le public avait était ouverte et le lit funéraire dressé. Toujours personne. Aennius s’approcha du mort. On n’avait pas traîné pour le préparer.
Il paraissait plus grand et plus robuste. Seul le visage et les pieds dépassaient du drap immaculé qui le recouvrait. Un large bandeau lui enserrait la tête pour la maintenir droite, la bouche fermée. Il avait eu les vertèbres du cou brisées lorsqu’on l’avait étranglé.
Aennius écarta le drap à la base du cou, sous la bandelette, le sillon était bien visible. L’intaille profonde dans la chair, mais fine… un lacet, un lacet de fer, comme celui d’un garrot.
La victime tourne le dos à son assassin, elle lui parle même sans doute, elle ne se méfie pas et l’autre d’un geste vif lui entoure le cou du lacet de fer et tourne vigoureusement les deux poignées du garrot ; pas moyen d’échapper.
Pas besoin de beaucoup de vigueur même une femme, à condition d’agir d’un geste vif, pouvait utiliser cet instrument de mort. D’une une femme on se méfie moins et alors, à ce moment, il est trop tard.
Il remonta le draps non sans avoir examiné les mains longues et soignées. Il remarqua que les pieds portaient sur les talons de larges écorchures, on l’avait traîné puis on avait dû le mettre sur une brouette avant de le rejeter sur la place au milieu des autres cadavres.
Le tremblement de terre n’était pas prévu mais cela avait semblé une bonne opportunité à l’assassin de se débarrasser du corps et du crime par la même occasion. N’était-ce la curiosité d’Aennius et son œil observateur, tout se serait déroulé parfaitement.
Toute cette opération supposait un grand sang froid et un sens de la situation mais tuer un homme n’est pas facile.
Toute cette opération supposait un grand sang froid et un sens de la situation mais tuer un homme n’est pas facile.
Cela Aennius le savait. Il ne considérait pas les assassins qu’il avait déjà croisé comme des êtres primaires mais plutôt des joueurs sachant jouer.
Ils étaient souvent, comme il l’avait remarqué, d’une intelligence froide et toute concentrée et tournée vers leur but ultime : ôter la vie.
La suite demain..
9 décembre 2009
Merci
Rien ne remplace une bonne conversation... je vais donc la faire en faisant les demandes et les réponses...
Merci à ceux qui passent sans rien dire... ils aident à tenir debout à croire à la roue qui tourne et aux devenir...
Merci à ceux qui m'aiment , ceux qui le disent, ceux qui le montrent et ceux qui le font et puis aussi à ceux qui ne disent jamais rien mais qui sont toujours là...
Merci à l'aube de cette fin d'année qui roule et se déroule à grands pas à ceux qui m'ont aidé à ne pas tomber et à avancer...
Pour tous, je vous promets un beau conte de renouveau et de renaissance.. Un de ceux qui ont l'espoir chevillé au fond des phrases..
Et je vous promets aussi de tenir, tenir parce que "C'est encore plus beau lorsque c'est inutile..."
Et je vous promets de me relever et d'y croire et de me battre en bon petit soldat...
Le tumulte et le doute assaillent mon coeur
Mon âme roule des flots de tempête....
4 novembre 2009
La colère de la Terre avait réuni dans la mort esclaves venus au marché et hommes libres venus traiter des affaires.
- « Regarde c’est Publius Vibius, le marchand de garum, un de tes voisins de fabrique, il faudrait prévenir chez lui.
Lollia se retourna et d’un signe bref demanda à Stylus de se rendre chez les Vibii.
Le corps était allongé sur le dos, il avait les mains accrochées au col de sa tunique comme s’il avait cherché de l’air.
Aennius se pencha : « Etrange, il n’a aucune marque sur le corps.. Il n’a pas été écrasé…
- Peut être a-t-il eu si peur qu’il est tombé ou que son cœur s’est arrêté de battre.
- Surtout si on l’a aidé un peu… Regarde autour de son cou….
Le cou était marqué d’une fine intaille, comme une cordelette pourpre. Il n’y avait aucun doute Vibius était mort avant la secousse et son corps avait été rangé là pour qu’on le confonde avec les victimes de la catastrophe. Une main criminelle avait même fermé les yeux pour qu’on ne remarque pas les yeux exorbités de l’homme qui cherche son souffle.
- « Tu connaissais ce Vibius ?… Un drôle de personnage. Fort peu sympathique mais quoi qu’il en soit il ne méritait pas de finir ainsi, jeté à côté des esclaves.
- Non ! J’aperçois son épouse quelquefois et son fils aussi mais je ne les fréquente pas.
- Ah ! Regarde ! Notre homme ne venait pas de chez lui, Aennius se pencha pour ramasser une paire de dés à jouer comme on en trouve dans toutes les tavernes. Je ne crois pas qu’un respectable citoyen parti traiter des affaires se déplace avec des dés pipés dans la poche
- Une querelle d’ivrogne qui aura mal tourné.
- Peut-être ? Mais ce genre d’étranglement ressemble plus à une exécution qu’à la conséquence d’un coup de sang.
- Peut être qu’il avait des dettes ?
A peine avait elle prononcé ces paroles qu’un cortège précédé d’un Stylus fort agité se frayait un chemin sur la place.
- Les voilà, Terentia la digne épouse en tête suivie de Primus le fils de la maison…
Aennius se porta à leur rencontre. Lollia le vit s’entretenir avec la mère et le fils puis ils s’avancèrent tout en discutant.
Lorsqu’elle le vit, Terentia, son épouse ne put retenir un cri, son fils se précipita pour la retenir.
- J’avais un pressentiment, je ne voulais pas qu’il sorte ce matin et voilà, il est là étendu, mort. La digne matrone s’était reprise, elle se tenait toute droite maintenant.
Primus, le fils, un jeune homme de belle allure à la mâchoire carrée ne disait rien, il ne pouvait détacher son regard du corps de son père.
Aennius reprit la parole : « Il convient de le ramener au plus vite chez vous, j’irai prévenir l’édile et nous passerons vous visiter dans l’après-midi.
- L’édile ? Le jeune homme avait levé la tête d’un air interrogateur vers l’avocat.
- Ton père n’a pas été écrasé par la chute du temple, il a été assassiné, étranglé même pardonne ce détail.
- Quelle est cette stupidité ! Qui aurait voulu assassiner mon mari ?
- Je ne sais pas mais nous le découvrirons…. Je te promets. Ne le laissez pas là nous viendrons vous voir plus tard.
Les esclaves de l’escorte des Vibii chargèrent le corps sur une litière sommaire.
Au moment de partir, Terentia se retourna… « Merci Aennius de nous avoir prévenu… Nous t’attendrons cet après-midi. »
Lollia les regarda s’éloigner.
- Tu devrais rentrer chez toi voir ce qui se passe… J’irai prévenir l’édile puis au retour de ma visite chez les Vibii, je passerai te voir. Je pense, si tu es disponible que j’aurai besoin de ton aide. Si tu le veux bien.
Lollia avait déjà aidé Aennius dans d’autres affaires, elle était toujours prête pour de nouvelles aventures. L’intérêt que lui portait Aennius la flattait. Lui aussi fréquentait ou avait fréquenté comme son ami Tullia la Cour du prince, il avait vécu à Rome. Bref tout cela avait de quoi émoustiller une jeune personne avide de voir le monde.
- Si je le peux. Je le ferai volontiers.
Après un bref salut, ils se séparèrent.
La secousse avait plutôt épargné le quartier où vivait Lollia. Des murs fendillés, quelques colonnes ébranlées mais rien de notable. En passant devant la maison des Vibii elle entendit les gémissements des pleureuses.. Tiens cela n’a pas traîné pensa-t-elle.
- Peut être a-t-il eu si peur qu’il est tombé ou que son cœur s’est arrêté de battre.
- Surtout si on l’a aidé un peu… Regarde autour de son cou….
Le cou était marqué d’une fine intaille, comme une cordelette pourpre. Il n’y avait aucun doute Vibius était mort avant la secousse et son corps avait été rangé là pour qu’on le confonde avec les victimes de la catastrophe. Une main criminelle avait même fermé les yeux pour qu’on ne remarque pas les yeux exorbités de l’homme qui cherche son souffle.
- « Tu connaissais ce Vibius ?… Un drôle de personnage. Fort peu sympathique mais quoi qu’il en soit il ne méritait pas de finir ainsi, jeté à côté des esclaves.
- Non ! J’aperçois son épouse quelquefois et son fils aussi mais je ne les fréquente pas.
- Ah ! Regarde ! Notre homme ne venait pas de chez lui, Aennius se pencha pour ramasser une paire de dés à jouer comme on en trouve dans toutes les tavernes. Je ne crois pas qu’un respectable citoyen parti traiter des affaires se déplace avec des dés pipés dans la poche
- Une querelle d’ivrogne qui aura mal tourné.
- Peut-être ? Mais ce genre d’étranglement ressemble plus à une exécution qu’à la conséquence d’un coup de sang.
- Peut être qu’il avait des dettes ?
A peine avait elle prononcé ces paroles qu’un cortège précédé d’un Stylus fort agité se frayait un chemin sur la place.
- Les voilà, Terentia la digne épouse en tête suivie de Primus le fils de la maison…
Aennius se porta à leur rencontre. Lollia le vit s’entretenir avec la mère et le fils puis ils s’avancèrent tout en discutant.
Lorsqu’elle le vit, Terentia, son épouse ne put retenir un cri, son fils se précipita pour la retenir.
- J’avais un pressentiment, je ne voulais pas qu’il sorte ce matin et voilà, il est là étendu, mort. La digne matrone s’était reprise, elle se tenait toute droite maintenant.
Primus, le fils, un jeune homme de belle allure à la mâchoire carrée ne disait rien, il ne pouvait détacher son regard du corps de son père.
Aennius reprit la parole : « Il convient de le ramener au plus vite chez vous, j’irai prévenir l’édile et nous passerons vous visiter dans l’après-midi.
- L’édile ? Le jeune homme avait levé la tête d’un air interrogateur vers l’avocat.
- Ton père n’a pas été écrasé par la chute du temple, il a été assassiné, étranglé même pardonne ce détail.
- Quelle est cette stupidité ! Qui aurait voulu assassiner mon mari ?
- Je ne sais pas mais nous le découvrirons…. Je te promets. Ne le laissez pas là nous viendrons vous voir plus tard.
Les esclaves de l’escorte des Vibii chargèrent le corps sur une litière sommaire.
Au moment de partir, Terentia se retourna… « Merci Aennius de nous avoir prévenu… Nous t’attendrons cet après-midi. »
Lollia les regarda s’éloigner.
- Tu devrais rentrer chez toi voir ce qui se passe… J’irai prévenir l’édile puis au retour de ma visite chez les Vibii, je passerai te voir. Je pense, si tu es disponible que j’aurai besoin de ton aide. Si tu le veux bien.
Lollia avait déjà aidé Aennius dans d’autres affaires, elle était toujours prête pour de nouvelles aventures. L’intérêt que lui portait Aennius la flattait. Lui aussi fréquentait ou avait fréquenté comme son ami Tullia la Cour du prince, il avait vécu à Rome. Bref tout cela avait de quoi émoustiller une jeune personne avide de voir le monde.
- Si je le peux. Je le ferai volontiers.
Après un bref salut, ils se séparèrent.
La secousse avait plutôt épargné le quartier où vivait Lollia. Des murs fendillés, quelques colonnes ébranlées mais rien de notable. En passant devant la maison des Vibii elle entendit les gémissements des pleureuses.. Tiens cela n’a pas traîné pensa-t-elle.
2 novembre 2009
Au milieu des bourasques, entre deux averses.. il a même neigé à La Chapelle ce matin... la suite pour passer un moment :
Et tout à coup, dans un fracas, le toit du temple s’effondra. Les Dieux avaient abandonné la cité !
Lollia contemplait encore le spectacle. Le silence était retombé après ce grand fracas.
- Tu t’es transformée en statut de pierre ?
Elle sursauta, Aennius, l’avocat, son ami se tenait à ses côtés, lui aussi un peu pâle et visiblement mal à l’aise. Il semblait chercher une plaisanterie à dire mais ses yeux d’habitude rieurs étaient comme voilés de stupeur.
Peu à peu la ville retrouvait l’usage de la parole. Lollia frissonna :« Non mais j’en ai l’impression. Mes jambes sont encore clouées au sol de la peur.
- Alors c’est que tu n’as pas vu chez moi. Aennius habitait dans le quartier le plus ancien de la ville tout près du temple d’Isis. Tu venais de chez Fulgunibus ?
- Oui, le péristyle s’est effondré, une servante a été écrasée à ce que je sais pour l’instant, je rentrai chez moi quand le temple s’est écroulé.
- Le temple d’Isis est ruinée lui aussi. Tu dis que le péristyle de Fulgunibus… Attends viens marchons nous serons plus en sécurité à ciel ouvert. Au cas où cette colère de la Terre ne serait pas terminée »
On avait rassemblé à la hâte les victimes devant le portique d’Eumachie qui semblait avoir bien résisté. Lollia et Aennius s’approchèrent pour voir s’ils ne reconnaissaient pas un de leurs proches. A l’heure du tremblement de terre tout le monde était déjà dehors pour vaquer à ses occupations. La colère de la Terre avait réuni dans la mort esclaves venus au marché et hommes libres venus traiter des affaires.
- « Regarde c’est Publius Vibius, le marchand de garum, un de tes voisins de fabrique, il faudrait prévenir chez lui.
Lollia se retourna et d’un signe bref demanda à Stylus de se rendre chez les Vibii.
Le corps était allongé sur le dos, il avait les mains accrochées au col de sa tunique comme s’il avait cherché de l’air. Aennius se pencha : « Etrange, il n’a aucune marque sur le corps.. Il n’a pas été écrasé…
- Peut être a-t-il eu si peur qu’il est tombé ou que son cœur s’est arrêté de battre.
- Surtout si on l’a aidé un peu… Regarde autour de son cou….
Le cou était marqué d’une fine intaille, comme une cordelette pourpre. Il n’y avait aucun doute Vibius était mort avant la secousse et son corps avait été rangé là pour qu’on le confonde avec les victimes de la catastrophe. Une main criminelle avait même fermé les yeux pour qu’on ne remarque pas les yeux exorbités de l’homme qui cherche son souffle....
- Tu t’es transformée en statut de pierre ?
Elle sursauta, Aennius, l’avocat, son ami se tenait à ses côtés, lui aussi un peu pâle et visiblement mal à l’aise. Il semblait chercher une plaisanterie à dire mais ses yeux d’habitude rieurs étaient comme voilés de stupeur.
Peu à peu la ville retrouvait l’usage de la parole. Lollia frissonna :« Non mais j’en ai l’impression. Mes jambes sont encore clouées au sol de la peur.
- Alors c’est que tu n’as pas vu chez moi. Aennius habitait dans le quartier le plus ancien de la ville tout près du temple d’Isis. Tu venais de chez Fulgunibus ?
- Oui, le péristyle s’est effondré, une servante a été écrasée à ce que je sais pour l’instant, je rentrai chez moi quand le temple s’est écroulé.
- Le temple d’Isis est ruinée lui aussi. Tu dis que le péristyle de Fulgunibus… Attends viens marchons nous serons plus en sécurité à ciel ouvert. Au cas où cette colère de la Terre ne serait pas terminée »
On avait rassemblé à la hâte les victimes devant le portique d’Eumachie qui semblait avoir bien résisté. Lollia et Aennius s’approchèrent pour voir s’ils ne reconnaissaient pas un de leurs proches. A l’heure du tremblement de terre tout le monde était déjà dehors pour vaquer à ses occupations. La colère de la Terre avait réuni dans la mort esclaves venus au marché et hommes libres venus traiter des affaires.
- « Regarde c’est Publius Vibius, le marchand de garum, un de tes voisins de fabrique, il faudrait prévenir chez lui.
Lollia se retourna et d’un signe bref demanda à Stylus de se rendre chez les Vibii.
Le corps était allongé sur le dos, il avait les mains accrochées au col de sa tunique comme s’il avait cherché de l’air. Aennius se pencha : « Etrange, il n’a aucune marque sur le corps.. Il n’a pas été écrasé…
- Peut être a-t-il eu si peur qu’il est tombé ou que son cœur s’est arrêté de battre.
- Surtout si on l’a aidé un peu… Regarde autour de son cou….
Le cou était marqué d’une fine intaille, comme une cordelette pourpre. Il n’y avait aucun doute Vibius était mort avant la secousse et son corps avait été rangé là pour qu’on le confonde avec les victimes de la catastrophe. Une main criminelle avait même fermé les yeux pour qu’on ne remarque pas les yeux exorbités de l’homme qui cherche son souffle....
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