Kleio, la Muse qui muse, musarde, s'amuse...

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Je suis une muse délirante et "délireuse", passionnée d'écritures et de lectures. J'aime la vie, la lumière et le bonheur !

23 février 2008

Visite d'un très beau musée

L'autre jeudi nous sommes partis (Jason, une jeune amie et moi) presque au bout du monde, à Quinson, pour passer la porte du temps en visitant le superbe musée de la préhistoire.
Nous ne l'avons pas regretté car en plus d'un mamouth grandeur nature, ce musée recèle bien d'autres surprises : un Yéti, des Australopithèques, des Homo Sapiens, des Anténéanderthaliens... des peintures, des grottes et, et... un village préhistorique qui présente en cinq cabanes l'histoire de l'habitat pendant la préhistoire.
Les cabanes, on peut rentrer dedans, jouer, courir.. bref, passer de l'autre côté du miroir. On a même appris à tailler des silex, à faire du feu et à lancer le javelot. Le tout dans une lumière superbe et une température idéale... l'âge d'or !
Au premier plan, le premier fond de cabane en galets aménagés construits par nos ancêtres, en Afrique et derrière, une cabane, plusieurs milliers d'années après lorsque nos ascendants eurent apprivoisés le feu et "mangés leur père"
Un bout du tipi, de la glaciation (mais il n'y avait pas les peaux) puis la cabane de Charavines, l'époque des premiers éleveurs, artisans... c'est presque de l'Histoire, il ne manque plus qu 'une écriture que nous sachions déchiffrer...
Et pour finir la maison de l'âge du bronze... nos ancêtres les Gaulois... on se rapproche. Admirez les pierres sèches, c'est magnifique !
On a beaucoup rêvé lors de cette journée....J'espère que vous ferez de même et encore mieux que vous irez sur place, à votre tour, faire ce grand voyage au début du temps !
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Visite d'un très beau musée - 2 -

Nous voilà donc dans le village préhistorique, près de la cabane de Charavines. Charavines c'est ce village palaphite au bord du lac de Paladru retrouvé et reconstitué depuis plus de vingt ans par d'infatigables archéologues.... Charavines c'est comment ont vécu ces hommes du Néolithique, nos premiers paysans.... Bref me retrouver près de cette cabane c'était le rêve..... et il faisait si beau !
Quelques chardons en flocons, flocons de coton, fragiles...
Mes deux "Pierrafeu" préféré dans cette cabane si réussie


Une vue de la cabane qui en a fait rêver plus d'un....
Comme vous l'aurez deviné, je n'ai pas regretté l'expédition, des journées comme cela on en redemande !
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Un air de printemps !

Quand je vois des tulipes... Je sens comme un air de Printemps.... Je sais il y a eu l'ours, la Chandeleur, les jours qui grandissent, les amandiers en fleurs... mais là ces tulipes... c'était déjà la fête....

Donc pour le plaisir, une photo façon nature morte.... le Printemps à la flamande en Provence....
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8 février 2008

Les navettes, les zézettes et autres histoires !


Il y a très longtemps, au I° siècle de notre ère, partit des lointains rivages de l'Orient, sur une barque très usagée et en mauvais état, un groupe d'amis.
Il y avait Marthe, Marie Jacobée, Marie Salomée, Lazare leur frère, revenu d'entre les morts, Maximin.... et bien d'autres dont on a oublié le nom. Et puis il y avait aussi leurs serviteurs comme Sarah à la peau si brune.
Ils fuyaient, fuyaient les persécutions lancées contre tous les amis de ce "Crestos" mort sur la croix, comme le pire des esclaves, et qui se disait "Fils de Dieu".
Après bien des errances, ils arrivérent en vue d'une côte de sable. Longue, belle, douce et blonde, la plage s'étendait à l'infini. Ils se sentirent soulagés et sauvés mais voilà que tout à coup, un vent se lève en bourrasque, la mer se forme et se creuse en d'énormes montagnes. La barque plonge, est submergée par des paquets d'eau glacée, les planches grincent.. un naufrage après tant d'épreuves et si près de la terre... Ce n'est pas possible. Prions donc....
Sarah elle aussi prie, pas ce "Crestos" qu'elle n'a aperçu que quelques fois chez ses maîtresses mais elle prie la Déesse,Vénus celle née de l'onde et de l'écume, elle lui promet un autel si elle l'écoute...
La Déesse dans le secret de son coeur lui répond. D'un geste brusque, sous l'inspiration divine, elle arrache la cape qui la recouvre, se lève et devant ses compagnons médusés, elle jette le sombre tissu dans les flots noirs. Aussitôt la mer comme recouverte d'un manteau vire à l'indigo puis au turquoise et s'apaise. Des vaguelettes roulent sous la coque blonde et la déposent tout doucement sur le rivage. Toute la troupe débarque en hâte et remercie le Ciel. Sarah, à l'écart sait bien elle qui elle doit bénir....
Voilà c'est ainsi que les Saintes Maries de la Mer furent fondées là où le Rhône rejoint la mer et où les bateaux depuis la nuii des temps viennent de la Mediterrannée rejoindre les terres du Nord.
A cet endroit on célèbre, on vénère les Saintes dont les osements sont conservées dans un sarcophage suspendu sous la voûte de l'église. Sarah la servante n'a pas été oubliée.... les gitans en ont fait leur patronne et pour le Mois de Mai ils lui font de grandes fêtes.
Pour ce rappeler des Saintes on a fabriqué un gâteau en forme de barque, fendu au milieu et parfumé à la fleur d'oranger (tiens tiens cela ne vous rappelle rien ?).... Les Navettes..... qu'on déguste le 2 Février non sans avoir oublié d'offrir des chandelles vertes à... Tiens justement devinez un peu à qui ?
Comme quoi la Déesse aussi a eu son hommage, non ? A votre avis ? Lequel ?
A suivre..... dans les chroniques de la Muse.... Si cela vous interesse bien sûr !

Le retour de la Muse !

Après quelques vacances et quelques grippes... Je reviens... J'ai laissé passer le jour de l'ours sans vous parler mais je vais réparer cet oubli.
Alors voilà, tirez une bûche comme ils disent et écoutez.

Au début de Février, le 2 plus exactement, pour notre belle Chandeleur (tout ça est bien chrétien bien sûr, à vous de voir !...).
Donc le 2 Février, l'Ours (pourquoi l'ours ? on n'est pas dans les Pyrennées, y-aurait pas un peu d'Artemis là-dessous ?)... Je reprends, donc l'ours sort de sa caverne où il était en hibernation. Il s'arrête sur le devant de sa grotte, lève le museau, regarde le ciel puis regarde la terre (pardon pour les spécialistes des ours, en Provence c'est comme ça qu'ils font) et là... et là.... s'il voit son ombre, il est content, il est content et fait trois (j'ai dit trois) petits sauts... kirikiki (non c'est pas le cri de l'ours !) l'hiver est fini !....
Mais, s'il ne voit pas son ombre, alors il est tout triste, il traîne un peu les pieds non les pattes et il rentre se coucher, l'hiver n'est pas fini.
Tout ça pour dire que le 2 Février il faisait beau, que le temps de ce jour là comme dit mon copain berger : "porte quarantaine." donc, donc, suivez moi bien : l'hiver est fini bon il ya aura peut les jours de la vache et ceux de la vieille mais ça c'est une autre histoire !.... Faudra être patients !
Je vais prendre un thé avec la "princesse" et je reviens pour vous conter les navettes !

22 décembre 2007

Avez vous pensé à tout ?

Voilà, nous y sommes.. enfin presque....

Hier, le 21 nous avons passé le cap.... Ouf, le soleil s'est levé ce matin, non il n'est pas mort... "Sol invictus semper" et donc les jours, les jours.... ils ont fait le saut d'une puce !

J'espère que vous avez bien mis le ruban autour de votre blé de la Sainte Barbe, bien dru, bien vert et bien haut... que vous avez acheté vos treize desserts et qu'il vous en reste encore dans vos placards... que vous avez commandé votre carde blanche et citronnée chez le primeur.. que vousa vez repassé vos trois nappes, sorti ou emprunté vos trois chandeliers.... Bref que tout est fin prêt !
C'est bien, braves petits.

Je vous souhaite donc "un bon bout d'an", bon nouvé a touti !

6 décembre 2007

Etre engagée... le même combat par delà les siècles



Je viens de lire sur un blog... lointain et pourtant proche de par la pensée, des extraits de la lettre écrite, dans l'urgence et sur ordre, par Ingrid Bettancourt..

Cette très belle lettre m'a ramenée plusieurs années en arrière, presque 1O ans déjà lorsqu'historienne je travaillais sur la Révolution Française (J'ai étudié cette période pendant presque 20 ans).



Guerrier grecs - un détail du Parthénon, oeuvre de Phidias

Pour mes recherches je me suis plongée, pendant quelques semaines... éprouvantes et aliénantes, dans les boites des Tribunaux révolutionnaires.


Dans ces grandes boîtes d'archives sont conservées, outre les minutes des procès, les lettres écrites par les prisonniers et jamais envoyées et les lettres écrites par les familles, les amis et jamais reçues...
Ce qu'on appelle communément "les dernières lettres".

Ces lettres parlent du quotidien, des sentiments, des mille et une petites choses de la vie....
Une épouse envoie à son mari de la salade, un mouchoir propre, un autre demande des nouvelles d'un ami et du linge propre.... On parle d'amour et on recommande ses proches, ses parents.


Elles sont le seul lien qui rattache encore à la vie ces prisonniers.... et l'espoir que le destinataire les reçoive non seulement une ouverture sur l'extérieur mais aussi un moyen de survie : si on lit cette lettre on parlera de moi et je continuerai à exister dans le monde que je connais.

Et puis en plus de cette correspondance restée lettre morte puisqu'enfermée dans une boîte, il y a les minutes des procès.
Ce sont parmi les archives les plus douloureuses que j'ai eu à dépouiller.
C'est un petit cahier de quelques pages, format A4, plié en deux dans le sens de la longueur. En haut de la couverture la liste des accusés est écrite. Chaque nom est soit barré en rouge (la mort) ou souligné en bleu (prison, déportation).
Avant de lire les minutes, on connaît la fin...

Et puis on lit... des questions qui ne sont que des affirmations auxquelles on ne pourra que répondre oui ou non.. pas d'argumentation ou de défense possible... La cause est entendue d'avance... Et cela n'aura duré que quelques minutes.

Tout cela pour dire qu'à la lecture de ces documents... où il n'y a pas de phrases convenues, de faux semblants, où l'être se montre tel qu'il est dans sa pureté et grandeur d'âme... Je me suis rendue compte que ces révolutionnaires (et je ne travaillais pas sur des figures connues, mais sur des révolutionnaires de villages, de provinces) avaient pleinement conscience qu'ils engageaient tout leur être dans la tourmente révolutionnaire... que la liberté ou la mort n'étaient pas de vains mots.... et qu'ils étaient prêts à payer le prix fort pour leur idéal.

Voilà pourquoi je trouve "ces obscurs, ces sans gloire" comme les appela un grand historien du siècle dernier, admirables.

Voilà pourquoi sans connaître ni leur visage, ni le son de leur voix, ils me sont devenus familiers.

Voilà pourquoi je les aime !

Je trouve qu'Indgrid Bettancourt est leur digne héritière, une vrai femme politique.. Elle en a l'étoffe, le costume, les paroles, le sort...
Fassent les Dieux que son destin soit plus clément !