Kleio, la Muse qui muse, musarde, s'amuse...

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Je suis une muse délirante et "délireuse", passionnée d'écritures et de lectures. J'aime la vie, la lumière et le bonheur !

17 juin 2010

Billet d'humeur !


Depuis hier, la Muse est en colère.....
Elle en a assez de touts ces gens bien attentionnés qui lui font remarquer la vacuité de son existence, l'inanité de son chemin... Et après ?
Doit elle, histoire de faire la bravache, de rester pure et intégre, d'être bien correcte et conforme à la norme... rentrer dans le rang, dans son trou... retrouver la galère, la solitude,son existence minable et sans gloire, redevenir une femme de l'ombre sagement assise à côté de son télélphone à se régaler des miettes qu'on voudra bien lui accorder, c'est déjà pas si mal ma chérie pour une femme comme toi... alors que Personne, non Personne ne le lui demande, bien au contraire ?
Elle a vraiment l'impression d'être dans la situation de la P... à qui son client demande comment elle en est arrivée là ?
Et bien non maintemant qu'elle a gouté au luxe et à la facilité, la Muse ne quittera son Enfer que pour un Paradis, pas artificiel bien réel et lumineux et surtout pas solitaire !
Goun, c'était le billet du jour de la Muse

Vesta... gardienne de pureté !


Nous venons , sans nous en rendre compte, de terminer un cycle de "grand netoyage", "grand nettoyage de printemps" sans doute, une habitude venue du fond des siècles, écoutez plutôt...
Entre le 7 et le 15 Juin avait lieu toute une série de cérémonies très importantes pour l'équilibre de la Cité, dans et autour du temple de Vesta.
Vesta, on se rapelle, est une déesse très importante....
Celle du foyer de la Ville : le feu sacré, de la vigueur duquel dépendait la vie même de la Cité - Rome.
Né de lui même, enfin presque, ce feu était tenu pour particulièremet pur, élément purificateur suprême il se devait de rester pur au milieu d'être purs.
Les Vestales, sous la houlette de la Grande Vestale établissaient le lien entre les Dieux, en l'occurence Vesta et le monde des mortels, la Ville.
Elles étaient garantes de l'harmonie, de l'équilibre entre les deux mondes... C'est pourquoi leur pureté est primordiale et leur autorité incontestable.
Qu'une de ces deux qualités soit atteinte, perturbée voir bafouée et c'est tout l'équilibre du Monde qui se trouvait affecté.
Ainsi lorsque le feu sacré s'éteignait, la Vestale qui l'avait négligé encourait une sévère punition et devait le rallumer de manière très primitive en faisant tourner une baguette de bois sur une planchette de bois tendre. Ainsi il naissait de lui même.
Le 7 Juin donc les Vestales ouvraient le temple de Vesta sur le Forum antique. Celui dont nous admirons encore quelques colonnes de la Tholos.
Ce sanctuaire avait été bâti par Numa, c'était un des plus vénérables de Rome. Il abritait une collection d'objets très précieux aux yeux des Romains comme Les Pénates de la ville de Troie qu'Enée avait sauvés des flammes et apportés en Italie et surtout le Palladium, statuette de Pallas Athénée ou voile de la déesse qui, disait on veillait sur le destin de Troie. Ces objets étaient si vieux et si mystérieux que les Auteurs Anciens qui nous en parlent ne savaient déjà plus grand chose à leur sujet.
Les Vestales offraient la Mola Salsa.
La Mola Salsa était un "gâteau" composé de grains de blé. Les épis avaient été récoltés nuitamment dans un champ privé, par les Vestales, entre le 7 et le 14 Mai.
on mélangeait à cette farine de l'eau puisée à la source des Camènes et deux sortes de sel (grillé et dissout). Le mélange était fait dans un récipient qui ne devait pas toucher terre, puis on cuisait le tout dans un moule d'argile au couvercle scellé qu'on briserait ensuite pour pouvoir utiliser le "biscuit".
La Flaminica, l'épouse du grand Flamine ne se peignait pas pendant cette période,elle observe un deuil rituel car nous sommes dans une période néfaste.
Elle venait accompagnée des autres matrones pieds nus faire des offrandes. La cérémonie était interdite aux hommes.
Les meuniers et les boulangers honoraient leur patronne en offrant des meules couronnées de fleurs mais pas dans le temple. Les ânes aussi, ils tournaient la meule et portaient les sacs, étaient honorés et couronnés de violettes.
Le 9 juin, on célébrait Vesta, la déesse, il y avait un grand sacrifice célébré par les Vestales où on offrait encore la Mola salsa.
Cette série de jours consacrés à Vesta se terminait le 15 Juin, jour des Vestalia, par le balayage du temple - expulsion de ce qui perturbe, l'odre et l'harmonie - et la clôture de la série des jours néfastes - restauration de l'équiilibre entre le monde des Dieux et celui des hommes.
Le nettoyage de ce jour là emportait le stercus (fumier sacré) - résidus d'ordures diversse dont celles des ânes et d'offrandes - jusqu'à la porte Stercoria sur le Capitole puis au Tibre.
Les jours néfastes sont des jours consacrés à la divinité et aux honneurs qu'on doit lui rendre, ils sont souvent chomés ou du moins certaines activités sont proscrites.
La Cité était purifiée et l'enceinte qui abritait ce qu'elle avait de plus pur et sacré aussi ... un nouveau cycle pouvait s'accomplir.
A chacun de voir comment, à sa manière, il balaiera le stercus qui encombre sa demeure...

13 juin 2010


Une badinerie poétique et inspirée.... La Muse a l'âme légère comme le sourire de son amant !
Profitons c'est le Printemps de leur amour !

L’amour de mon amant est comme de la soie,
il flotte autour de moi,
nuit ombreuse, il abrite mes rêves
soleil lumineux, il dévoile mes désirs.

Les caresses de mon amant sont comme de la soie
Elles se lovent autour de mon corps impatient
Le sculptent au gré de nos désirs.

Les baisers de mon amant sont comme de la soie
Légers, subtils ils effleurent mes joues, caressent mes lèvres et enchantent ma langue

Les regards de mon amant sont comme de la soie,
Ils glissent des bords de mon cœur aux extases de mes soupirs

Le corps de mon amant est comme de la soie
Souple, doux et parfumé, son désir me drape dans ses étreintes
S’enroule autour de mes courbes, repose au creux de mes bras.

Les mots de mon amant sont comme de la soie
Murmures légers au creux de mon oreille, tendres soupirs exhalés aux frontières de mon désir, rires perdus dans le flots de nos baisers

Les silences de mon amant sont comme de la soie, chuchotis, caresses d’un regard, ils me scellent le cœur d’un baiser;

L’amour de mon amant est comme de la soie
Il s’enroule autour de mon âme et épouse ses méandres.

Que les Dieux soient bénis de leur bienveillance !

26 mai 2010

Cercle magique


La protection contre les calamités et fâcheux de toutes sortes, on n'en a jamais assez...
Mais parfois cela est aussi simple qu'un.... simple triple cercle !

Nous sommes arrivés à la fin de ce joli mois de Mai, il est temps de songer à purifier votre potager pour assurer une bonne récolte...
Quoi de mieux qu'un beau sacrifice à la puissante Cérès, à Bacchus le généreux et à Mars Averruncus d'autant que désormais vous avez la recette de la suovetaurillia - daube sacrée - ingrédient indispensable à la réalisation de ce rituel.

Je trouve les prières très émouvantes et l'idée du cercle magique de protection très poétique.

Le 29 mai, dans le monde romain, on célébrait les Ambarvalia....
On "tournait autour des champs" trois fois pour, traçant un cercle magique, les protéger des forces mauvaises qui vivent autour de ce cercle... Le cercle magique élèvait une barrière infranchissable entre les récoltes et les maux éventuels.
Les pontifes étaient à la tête de ce cortège où figuraient un porc, un mouton et un taureau.

" Avant toute chose, vénère les Dieux et une fois l'an, renouvelle les offrandes à la blonde Cérès. Que toute la jeunesse rustique adore Cérès ! En son honneur fais fondre les rayons de miel dans le lait et la délicieuse liqueur de Bachus. Que les victimes fassent tois fois le tour des champs pour la protection des nouvelles moissons et le choeur tout entier du joyeux cortège... Couronne-toi le front de chêne en l'honneur de Cérès pour pouvoir glisser la faucille sous les épis mûrs...."
Voilà ce que nous conseille Virgile.

Tibulle évoquant la même célébration nous donne une idée plus complète du rituel.
Le silence préside à la cérémonie. Devant les statues de Cérès , couronnée d'épis et de bachus couronné de grappes et les animaux au repos et eux aussi couronnés de fleurs, on se lave les mains et on se couronne d'olivier. puis on allume des feux et les jeunes gens construisent des abris de branchages. Puis le propriétaire après avoir mélangé du Falerne fumé au goût âpre à du vin de Chios, plus doux invoque les dieux. Toute cette cérémonie se déroule au son de la flute phrygienne. Là aussi à la fin la foule est en liesse.

Quant à notre cher Caton, il nous donne le rituel primitif qu'on adressait à Mars Averruncus celui qui écarte les maux en les balayant pour la circonstance pour protéger la maison et les champs.
Mars invoqué dans ce cadre rustique apparâit non comme un Dieu des champs mais comme un dieu guerrier. Car dans ce cas éviter les calamités agricoles et les intempéries relève bien de la fonction guerrière du Dieu. Mars permet aux récoltes de pousser. :
" Avec la bienveillance des Dieu et pour que le bien arrive, je te confie le soin de faire cette purification en faisant faire à ces trois animaux les tour de ma propriété, de mes champs, de ma terrre"
Invoquez ensuite avec du vin Janus et Jupiter en disant : "Janus père / Jupiter en t'offrant ce vin, je te prie par de bonnes prières, d'être bienveillant et favorable à moi et à mes enfants, à ma maison et à mes esclaves."
Faites ensuite l'offrande d'un gâteau à Jupiter et Janus et honorez les par la même prière.
Viens ensuite la prière à Mars : "Mars père, je te prie et te demande d'être bienveillant et favorable à moi-même, à notre maison, à nos esclaves en raison de quoi j'ai fait promener autour de notre maison, ma terre et ma propriété ces suovetaurillia pour que tu écartes, repousses et détournes les maladies, visibles et invisibles, la stérilité, la dévastation, les calamités agricoles et les intempéries et que tu permettes aux récoltes, aux céréales, aux vignes, aux jeunes pousses de grandir et d'arriver à bonne fin, que tu assures la sauvegarde des bergers et des troupeaux, que tu procures sauvegarde et santé à moi-même, à notre maison, à nos esclaves. Sois honoré par le sacrifice des ces animaux, pour ces prières, la purification de ma propriété, ma terre et mes champs pour que cette purification s'accomplisse. Mars père pour la même raison sois honoré par ces suovetaurillia.
Ensuite immolez les animaux en disant : "En raison de ceci, sois honoré par l'immolation de ces suovetuarillia."
Il est interdit alors de prononcer le nom de Mars et celui des animaux.
Prononcer le nom du Dieu au moment de l'immolation serait une profanation. De même prononcer séparément le nom de l'une des trois espèces des victimes romprait le charme constitué par l'inséparable réunion des ces trois victimes constitué par le mon suovetaurillia...

Bon rituel !!!

23 mai 2010

Tiens ! Mais où j'habite ?


On croit les gens qu'on aime, on se fie à leur parole et puis on découvre... que c'est... du vent.. des souffles éparpillés au gré... au gré des situations.
Lorsqu'arrive le moment de s'exécuter, la donne a bien changé.
En un mot comme en cent... ma vie, l'endroit où j'habite c'est le mien donc aucune aide à espérer de celui qui partage ma vie !
Je choisis, contrainte et forcée, de le quitter et d'entreprendre de me loger ailleurs et là...oh lala plus question que je bénéficie ou que j'utilise les services et des aides qui facilitent ma vie quotidienne. Quotidien dans lequel on m'a douillement installé.. Des fois que j'oublie qui est le Maître !
C'est dire si je partage, oui je partage mais toute seule...
Je suis encore abasourdie après ces années de dénégations : Non, tu n'es pas seule !, de propositions : T'inquiètes, on fera autrement, on s'arrangera, de difficultés évoquées et chassées d'un revers de main : Mais enfin ce n'est pas une question d'argent !
On n'est jamais déçu par la nature humaine !!!

21 mai 2010

Badinerie de Printemps


Il y a des bonheurs et des surprises quelquefois les deux ensembles pour éclairer votre journée, votre nuit, vos rêves.
Au milieu de la grisaille de la semaine quelque ami vagabond, maître de mon sourire, est venu frapper à ma porte qu'il soit béni pour la douceur de sa présence.

Enlace moi et laisse courir tes doigts sur le clavier
Nos coeurs battront le tempo
Ton sourire jouera l'andante
Mes baisers se feront appassionati.

Enlace moi et laisse courir tes doigts sur le clavier
Badinerie sottovoce commme en écho au contrechant de tes caresses
Tu moduleras a piacere sur la gamme de nos plaisir
Je guiderai le contrepoint au rythme de nos désirs
Nous nous aimerons allegretto, fortissimo

Enlace moi et laisse courir tes doigts sur le calvier
Mes lèvres joueront le thème
Tes mains improviseront les variations
et bercés de la lumière dorée du jour finissant
piano, pianissimo
Nous interpréterons la coda.

12 mai 2010

13/14/15 Mai - Pensez à vos chères "Ombres Silencieuses"



13 /14 / 15 Mai
Les Lemuria et Argées


Les Romains avaient grand soin des disparus, on les honorait et on prenait grand soin de leur bien être dans l'audelà.
Je vous reparlerai un jour des rites pour les morts, cela me semble important car pour un légionnaire la mort fait encore plus que pour un simple citoyen, partie de la vie quotidienne...mais cela est une autre histoire....

Un des rite les plus imortants voir obsessionnel dans le calendrier des Romains était celui des [b]Lemuria[/b] rite qui libérait d'abord la maison (l'espace privé) puis la Cité des puissances ténébreuses de l'Au delà.
Il était important de chasser hors de la maison les "ombres silencieuses des chers disparus" qui aurait eu le goût de hanter leur ancienne demeure et ainsi perturber l'odre, le repos des habitants de la demeure.
Pour un Romain, les morts sont à la Mort, ils ont vécus, la Vie aux vivants....
Les interférences troublent l'ordre du monde !

Le père de Famille, la nuit du 13 mai, devait donc, après s'être lavé les mains, sortir, pieds nus ( la nudité est importante dans un acte magique car il ne doit pas y avoir d'obstacle entre la magie et celui qui la pratique.).
Il s'éloignait de la maison, sans regarder derrière lui, neuf fèves noires dans la bouche.
Les Ombres, attirées par les fèves le suivaient. La fève c'est le légume des Morts, disait que les filaments de la fève se mêlaient pour former le mot [i]Luctus[/i] - Deuil
Une par une, il recrachait les fèves et les jetait par dessus son épaule.
A chaque fève rejetée, une ombre s'arrêtait.
Quand il jugeait qu'il était suffisament loin des ombres, il se mettait à frapper de grands coup sur un chuadron de bronze en prononçant neuf fois la formule magique : "Manes, exite paterni", ce qui pourrait se traduire par Esprits/Ames de mes Pères/Ancêtres allez vous en !.
Le 9 c'est 3 fois 3 qui est un chiffre lié à la mort.
On se rappelle que lors du gros souper on fait derrière le Pater famillias trois fois le tour de la table et qu'avant de partir à la messe de minuit on relève les coins de la nappe en les nouant pour pas que les Ameto - ombres errantes du purgatoire - tiens, tiens des ombres errantes qui connaissent la maison.... pour pas que les Ameto donc ne viennent manger le repas et les desserts qui sont restés sur la table !
Le lendemain, dans la nuit du 14 Mai, il recommençait la même opération.

Le 15 Mai, jour des Ides de Mai, à Rome, se réunissaient, sur le le vieux pont Sublicius - dernier pont sur le Tibre avant la mer- la femme du flamine de Jupiter en habits de deuil (cheveux défaits et ongles non coupés), les Vestales, les autorités civiles et religieuses de la Ville et des citoyens"habillés" sur lesquels Denys d'Halicarnasse qui rapporte la cérémonie ne donne pas plus de précision.
Les prêtresses jettaient dans le fleuve, 27 manequins en osier mains et pieds entravés. De nombreuses hypothèses se sont formées pour expliquer cette cérémonie : réminiscence d'un sacrifice humain comme pensaient déjà les Auteurs Anciens parce que déjà à l'époque antique classique on ne savait plus très bien pourquoi on faisait cela (c'est cela la force des rites).
Cependant la date - le lendemain de la fête des morts - pourrait donner à penser qu'il s'agissait de débarasser la Ville des souillures liées à la mort.
Les mannequins pourraient représenter les ombres des noyés qui errent et agacent les humains parce qu'ils n'ont pas pu être enterrés et trouver les repos. Je vous rappelle que sans sépulture, pas de repos éternel.
Les citoyens présents seraient les memebres de la famille d'un noyé... Le Tibre, emportant avec lui ces ombres vers la mer immense, il en délivrait la Cité.

Donc demain, ayez, encore plus qu'à l'accoutumée, une pensée pour toutes vos "ombres silencieuses"

Vale